Les panneaux solaires photovoltaïques séduisent de plus en plus de foyers en France. Avec plus de 700 000 installations raccordées au réseau selon Enedis (2024), l’engouement est réel. Mais comme pour tout investissement, il est essentiel de bien comprendre les avantages et les inconvénients.

L’objectif ici n’est pas de décourager, mais de donner une vision équilibrée et documentée, afin d’optimiser votre projet solaire.


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1. Un investissement de départ à prévoir… vite rentabilisé


L’un des points qui peut freiner au moment de se lancer dans le solaire est le coût initial. Installer des panneaux solaires représente en effet un investissement de plusieurs milliers d’euros, variant selon la puissance installée, les marques de panneaux solaires et les équipements additionnels (exemple : batterie, HEMS, pompe à chaleur). Mais il faut voir cet achat comme un placement sur le long terme plutôt qu’une simple dépense.

En moyenne, une installation solaire sans batterie bien dimensionnée permet à un foyer de réduire sa facture d’électricité de 30 à 60 % dès la première année, tout en se protégeant des hausses futures du prix de l’énergie. La rentabilité est souvent atteinte en 6 à 10 ans, alors que la durée de vie moyenne des panneaux est de 25 à 30 ans. Ces chiffres peuvent drastiquement s’améliorer en ajoutant une batterie à votre installation. 

De plus, plusieurs aides financières publiques viennent alléger le montant initial :

Astuce rentabilité : en combinant autoconsommation et vente du surplus, vous optimisez vos économies et accélérez le retour sur investissement, surtout si vous adaptez vos habitudes de consommation aux heures de production solaire.


2. Une production dépendante de l’ensoleillement


L’énergie solaire est, par définition, intermittente. La production varie selon l’heure, la saison et la météo. En hiver ou lors de journées nuageuses, la production baisse.

Par exemple, 1 kWc produit en moyenne :

  • Dans le nord de la France : 900 à 1 100 kWh/an
  • Dans le sud : 1 300 à 1 600 kWh/an

Mais cette variabilité peut être compensée : un bon dimensionnement, une consommation adaptée, et l’ajout d’une batterie peuvent lisser la production et améliorer l’autonomie énergétique.


3. Une baisse de performance progressive


Les panneaux solaires perdent en rendement avec le temps, en moyenne 0,5 % à 0,7 % par an. Mais cette baisse reste modérée : après 25 ans, un panneau conserve généralement 80 à 85 % de sa performance initiale.

Choisir des panneaux de qualité, avec une garantie produit et performance sur 25 ans, vous assure un bon retour sur investissement sur le long terme.


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4. Des inconvénients techniques à considérer


Pour fonctionner efficacement, les panneaux doivent être bien orientés (idéalement plein sud), inclinés entre 30° et 35°, et installés sur un toit en bon état, non ombragé.

Un professionnel certifié RGE saura vous proposer la meilleure configuration. En cas de contraintes, des alternatives existent : installation au sol, sur carport ou sur toiture plate.


5. Un aspect esthétique qui peut diviser


Certains trouvent les panneaux peu esthétiques. Toutefois, les nouveaux modèles full black s’intègrent bien aux toitures modernes comme anciennes. Il existe aussi des tuiles photovoltaïques presque invisibles, bien que plus onéreuses.

L’intégration paysagère fait aujourd’hui partie des critères de choix, et les fabricants proposent des solutions de plus en plus discrètes.


panneaux solaires full black

6. Les sinistres liés aux panneaux solaires : risques, causes et solutions


Si les panneaux solaires sont globalement fiables et robustes, leur installation n’est pas sans risques, en particulier lorsque le travail est mal exécuté ou que le matériel est de mauvaise qualité. Plusieurs sinistres peuvent survenir après la pose d’un système photovoltaïque, et il est essentiel de bien les connaître pour mieux s’en prémunir.


Étanchéité, électricité, incendie : les causes les plus fréquentes


Une étude menée par Saretec entre 2008 et 2012, portant sur 195 sinistres photovoltaïques, montre que 99 % des incidents sont liés à des installations dites “intégrées au bâti” (IAB), c’est-à-dire lorsque les panneaux remplacent une partie de la toiture et assurent l’étanchéité.

Autrefois plébiscitée pour son avantage tarifaire dans le cadre du rachat de l’électricité, cette technique est aujourd’hui déconseillée. En effet, les risques de fuites, d’infiltrations et de dysfonctionnements électriques sont nettement plus élevés. La Commission prévention produits (C2P) et l’Agence qualité construction (AQC) ont toutes deux classé l’IAB comme un système sous surveillance, en raison de la fréquence des pathologies associées.

En revanche, les risques d’incendie des panneaux solaires sont minimes.


Risques climatiques : ce que dit la norme


Face aux intempéries, les panneaux photovoltaïques doivent répondre à des normes très strictes, notamment les normes CEI 61215, 61646 et 61730. Celles-ci garantissent une résistance aux impacts de grêle projetés à plus de 140 km/h, à la pluie battante, aux vents violents et même à la neige.

En pratique, les panneaux modernes sont conçus pour résister aux aléas climatiques courants en France, et les cas de sinistres liés à la météo restent très marginaux lorsqu’ils sont bien installés.


Un risque souvent lié à la qualité de l’installation


D’après l’étude de Saretec, la majorité des sinistres analysés concernent des installations posées par des entreprises peu qualifiées, qu’elles soient petites (SARL, EURL) ou grandes (SAS, SNC). Même certains grands groupes ou entreprises affichant une certification QualiPV ont été à l’origine d’installations défaillantes.

Autrement dit, la taille de l’entreprise ou la certification affichée ne garantissent pas à elles seules une installation fiable.

C’est pourquoi, depuis 2017, l’État impose que les travaux soient réalisés par un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour bénéficier des aides à l’autoconsommation.


Comment éviter les sinistres photovoltaïques ?


Pour se prémunir des risques :

  • Fuyez les installations intégrées au bâti (IAB) sauf cas très spécifiques.
  • Privilégiez des installateurs vérifiés, expérimentés et bien notés.
  • Évitez les installateurs qui sous-traitent massivement leurs chantiers.
  • Vérifiez les certifications réelles (QualiPV, RGE), et les avis clients.

Préférez des entreprises comme Otovo, qui sélectionnent rigoureusement leurs partenaires (seulement 10 % des candidats sont retenus) et réalisent des audits réguliers de qualité.


Assurer ses panneaux solaires : une précaution indispensable


Les panneaux solaires peuvent être couverts par votre assurance multirisques habitation, souvent sans surcoût, ou avec une extension de garantie peu coûteuse. Pour éviter toute mauvaise surprise, informez toujours votre assureur de votre projet avant l’installation, afin qu’un avenant au contrat soit rédigé.

Les garanties utiles à considérer incluent :

  • Le vol et le vandalisme ;
  • Les dégâts dus aux catastrophes naturelles ;
  • Les sinistres électriques ou courts-circuits.


Les garanties légales qui vous protègent


Outre l’assurance, la loi française vous protège avec trois types de garanties obligatoires :

  • Garantie de parfait achèvement (1 an) : couvre tous les défauts apparents après réception.
  • Garantie biennale (2 ans) : couvre les équipements défectueux (onduleurs, câbles, etc.).
  • Garantie décennale (10 ans) : couvre les dommages qui compromettent la solidité ou rendent l’installation impropre à l’usage.

Ces garanties obligent l’installateur à intervenir à ses frais en cas de problème.


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7. Un impact environnemental lors de la fabrication


La fabrication des panneaux (notamment la production de silicium) est énergivore. L’empreinte carbone dépend de l’origine :

  • Panneau fabriqué en Chine : 43,9 g CO2/kWh
  • En France : 25,2 g CO2/kWh

Mais cette émission est vite compensée par l’énergie produite. En moyenne, un panneau devient "neutre" après 1 à 3 ans de fonctionnement. De plus, les panneaux sont aujourd’hui recyclables à plus de 90 %.


8. Le stockage : encore coûteux, mais en progrès


Les batteries permettent d’utiliser votre production solaire même la nuit. 

Il est tout à fait possible de démarrer sans batterie, puis d’en ajouter une par la suite selon l’évolution de vos besoins.

batterie et onduleur

9. Un entretien léger mais à ne pas négliger


Les panneaux nécessitent peu d’entretien. Un nettoyage annuel (ou après une tempête) suffit dans la plupart des cas. Un panneau sale peut perdre jusqu’à 10 % de rendement.

Votre installateur peut vous proposer un contrat de maintenance pour vous simplifier la vie.


10. Ondes électromagnétiques, panneaux solaires et compteur Linky : faut-il s’inquiéter ?


L’un des sujets de préoccupation les plus fréquents autour des installations photovoltaïques concerne l’exposition aux ondes électromagnétiques, notamment celles générées par les panneaux solaires, les onduleurs et les compteurs connectés comme le Linky.

Mais ces inquiétudes sont-elles fondées ? Faisons le point avec clarté.


Les panneaux solaires émettent-ils des ondes dangereuses ?


Techniquement, oui : comme tout appareil électrique, un panneau solaire produit un champ électromagnétique, notamment au niveau de l’onduleur (le boîtier qui convertit l’électricité continue en courant alternatif utilisable dans le logement). Cependant, il est important de comprendre que :

  • Les champs magnétiques générés sont de faible intensité et localisés à proximité immédiate des équipements.
  • À une distance d’un mètre, l’intensité mesurée est plus de 100 fois inférieure aux seuils recommandés par la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP).
  • Il s’agit d’ondes dites non ionisantes, comparables à celles d’une box Wi-Fi ou d’un micro-ondes, incapables d’altérer l’ADN ou de provoquer des mutations cellulaires.

Par ailleurs, ces ondes font déjà partie de notre environnement quotidien : téléphones mobiles, antennes, objets connectés… Les panneaux solaires ne représentent qu’une source supplémentaire marginale, très en deçà des limites sanitaires autorisées.

💡Conclusion : à ce jour, aucune étude scientifique sérieuse ne démontre un danger lié aux ondes émises par une installation solaire bien conçue et correctement installée.


Le compteur Linky est-il dangereux ou intrusif ?


Le compteur Linky, déployé massivement en France depuis 2015, fait lui aussi l’objet de nombreuses critiques, tant sur le plan sanitaire que sur la vie privée. Voici les faits :

1. Ondes électromagnétiques très faibles

Les mesures officielles réalisées par l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) montrent que :

  • À 20 cm du compteur, l’exposition est 100 à 600 fois inférieure aux valeurs limites fixées par la réglementation.
  • Les pics d’émission sont très brefs (quelques millisecondes, quelques fois par jour).
  • Le Linky émet moins d’ondes qu’un simple réfrigérateur ou qu’un téléphone en appel.

Il n’existe donc aucun risque avéré pour la santé, d’autant plus que le Linky n’émet que lorsqu’il communique ses données, et non en continu.

2. Respect de la vie privée et des données personnelles

L’autre grande crainte concerne la collecte de données de consommation. Peut-on être "espionné" via le Linky ? La réponse est claire : non, sauf si vous y consentez explicitement.

  • La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a encadré très strictement l’usage de ces données.
  • Vos données horaires ne peuvent être collectées qu’avec votre accord, et doivent être effacées au bout d’un an.
  • Le RGPD, en vigueur depuis 2018, renforce encore votre droit à la protection des données personnelles.

Des sanctions ont d’ailleurs été prises : en 2018, la CNIL a mis en demeure un fournisseur d’énergie qui collectait les données sans consentement éclairé. Cela montre bien que des garde-fous existent.

💡En résumé : l’installation du compteur Linky n’implique pas automatiquement la collecte de vos données détaillées. Vous restez maître de vos informations, et pouvez refuser le suivi précis de votre consommation sans impact sur le fonctionnement du compteur.


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Conclusion : des inconvénients maîtrisables pour un investissement gagnant


Les inconvénients des panneaux solaires existent, mais ils sont bien connus, maîtrisables et généralement compensés par les nombreux bénéfices à long terme : économies d’énergie, indépendance, valorisation du bien immobilier, et contribution à la transition écologique.

Bien s’informer, choisir un installateur fiable et adapter son usage : voici les clés pour faire de votre projet solaire un succès durable.


Comment tirer le meilleur parti de votre installation solaire ?


  • Faites une étude personnalisée pour dimensionner votre système.
  • Choisissez un installateur certifié, expérimenté et bien noté.
  • Profitez des aides financières disponibles.
  • Envisagez le stockage ou les optimisations à long terme.

Chez Otovo, nous vous accompagnons à chaque étape pour faire de l’énergie solaire un choix simple, rentable et serein.

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